Narratologies contemporaines : Personnages, sujets, acteurs, avatars, êtres : qui habite le récit ?

Séminaire du CRAL (CNRS/EHESS)

Mardi 31 janvier 2012

Simone Morgagni (LIAS-IMM EHESS/CNRS & Università di Bologna) :

« Les récits minimaux : entre actants et projections narratives »

Mardi 7 février 2012

Autour de la traduction française de l’ouvrage de Fredric Jameson

« The Political Unconsciuous. Narrative as a socially Symbolic Act »

et de l’ouvrage d’Olivier Caïra

« Définir la fiction : du roman au jeu d’échecs »

Mardi 21 février 2012

Sébastien Kapp (EHESS & Université Libre de Bruxelles) :

« Le personnage de jeu de rôle grandeur nature »

Nous vous rappelons également la journée d’étude :

« Narrative theory and interpretation » du 3 février 2012

Pour plus d’informations veuillez consulter le programme à l’adresse :

http://narratologie.ehess.fr/document.php?id=414

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Narrative Theories in Action: Intensive Programme in Narratology 2012.

‘Narrative Theories in Action’ is an Intensive Programme in Narratology (IPIN), designed to meet the needs of students interested in a brief but challenging educational experience during the summer. It takes place in Aarhus, Denmark from the 5th-18th of August 2012.
The summer school takes the teaching of narratives and narrative theory to the highest possible level by bringing together participants in the leading centers of narrative study in the world. The programme targets students, mainly masters and advanced bachelors, who are working with narratives for instance in written texts (fiction or non-fiction), in film, in computer games, in organizations and in marketing.
This year, among the teachers will be professor Richard Walsh (York, GB), professor Liesbeth Korthals Altes and (Groningen, NL) and professor James Phelan (Ohio, USA)
The summer school is open to all students. Students from partner universities are eligible for partly funding of travel and staying expenses.
Read more on www.ipin.dk. Deadline for application is March 15.

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Simone Morgagni on gennaio 20th, 2012

Intellectica 2011/2, n° 56

Linguistique cognitive : une exploration critique

Jean-Baptiste GUIGNARD

SOMMAIRE

Jean-Baptiste GUIGNARD :
Linguistiques et sciences de la cognition. Quelques éléments de contexte pour introduire au dossier
7-19

Beyond Linguistic Wars. An Interview with Noam CHOMSKY
21-27

François RASTIER :
Langage et pensée : dualisme cognitif ou dualité sémiotique ?
29-79

Raymond W. GIBBS:
The Social Nature of Embodied Cognition: A View from the World of Metaphor
81-98

Guillaume DESAGULIER :
Le programme socio-pragmatique des grammaires de constructions : bilan et perspectives
99-123

Jordan ZLATEV:
From Cognitive to Integral Linguistics and Back Again
125-147

Jean-Baptiste GUIGNARD :
Corporéité, langage, catégorie(s) : Le projet « total » de la Linguistique Cognitive
149-186

Didier BOTTINEAU :
Parole, corporéité, individu et société : l’embodiment entre le représentationnalisme et la cognition incarnée, distribuée, biosémiotique et enactive dans les linguistiques cognitives
187-220

Article en soumission libre

Karin Usadi KATZ and Mikhail KATZ:Meaning in Classical Mathematics: is it at
odds with Intuitionism?
223-302

Jalons

Pierre-Yves RACCAH :
Linguistique critique : une exploration cognitive…
305-314

Cristian BOTA :
Le modèle Cosérien est-il cognitif ? Commentaires sur l’article de J. Zlatev
“From Cognitive to Integral Linguistics and Back Again”
315-319

Caroline CANCE:
Comment on Gibbs’ «Social nature of Embodied Cognition. A View from the World of
Metaphor»: Prerequisites for a Social and Cultural Approach to Cognition
321-327

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Simone Morgagni on gennaio 15th, 2012

Le Français aujourd’hui 175, décembre 2011 : “Littérature et linguistique : dialogue ou coexistence ?”


Coordination : Marie-Anne PAVEAU, Sandrine VAUDREY-LUIGI

Textes de : Bénédicte ETIENNE, Jacques DAVID, Déborah COIRAULT, Sandrine VAUDREY-LUIGI, Chloé LAPLANTINE, Catherine BORÉ, Christian BOUILLON, Dominique MAINGUENEAU, Marie-ANNE PAVEAU, Jean-Michel ADAM (postface)

Résumés :

♦ De la dérive techniciste à la tectonique des textes par Bénédicte ETIENNE

Le récit et l’analyse de l’étude d’une œuvre intégrale menée avec des élèves de sixième est l’occasion d’une réflexion sur la question de la technique rapportée à l’apprentissage de la lecture littéraire. Si, dans les discours de dénonciation des programmes mis en place en 1996, la technique est surtout abordée en termes d’excès et de dérive, il s’agit ici de réfléchir à la manière dont elle peut être au contraire portée par une conception forte, qui en fait une instance d’élaboration du sujet-lecteur.

♦ Interactions langue-littérature et approches didactiques. Étude de manuels de troisième du collège par Déborah COIRAULT & Jacques DAVID

Nous proposons tout d’abord de passer en revue plusieurs problèmes didactiques liés aux emprunts souvent implicites dans les compilations ou transpositions attestées dans les programmes du primaire. Nous montrons ensuite comment les formulations didactiques de plusieurs manuels sont ainsi alimentées par des discours convenus, peu explicites qui conduisent les élèves vers des impasses procédurales. Pour ce faire, nous analysons les démarches induites de deux manuels de troisième, démarches qui semblent associer l’étude de la langue pour mettre en valeur des procédés littéraires, mais qui induisent en définitive des contresens en engageant les élèves dans l’étude à priori ou décalés de faits de langue et de textualité souvent très sophistiqués et abstraits, mais sans liens réels avec les phénomènes linguistiques et les effets de sens accessibles. Au delà de cette analyse critique, nous proposons une démarche qui part des interprétations issues du texte, voire des entours de ce texte, pour aller vers une analyse de ses caractéristiques et propriétés spécifiques, afin de montrer son efficacité littéraire, dans un double mouvement descendant puis ascendant.

♦ De la signature stylistique à la reconnaissance d’un style d’auteur par Sandrine VAUDREY-LUIGI

Je me propose dans cet article d’étudier la reconnaissance d’un style. Si cette expression semble a priori se situer du côté d’une sorte d’intuition littéraire, nous verrons qu’en réalité, elle mobilise plusieurs catégories. Il s’agit en effet de voir comment la reconnaissance d’un style croise non seulement la notion de stylème, d’idiolecte, mais également d’appareil formel et de patron littéraire. Reconnaitre un style ne saurait donc se limiter à chercher ce qu’il y a d’expressif dans l’œuvre d’un écrivain, mais traduit au contraire une attitude qui cherche à dépasser une frontière aussi éculée que stérilisante entre littérature et linguistique et permet d’aborder non seulement le style d’un écrivain, mais le style d’époque ou encore le style d’un genre. A partir de quelques exemples précis empruntés à la prose narrative du XIXe siècle et du XXe siècle, je montre que l’on peut considérer la stylistique contemporaine, conçue comme « analyse textuelle » non comme un ensemble d’outils au service des textes, mais comme un mode d’appréhension du texte littéraire.

♦ « La langue de Baudelaire » par Chloé LAPLANTINE

Cet article a pour objectif de distinguer la manière dont certains linguistes (Saussure, Sapir, Benveniste) approchent le texte littéraire, d’observer quel objet particulier ils en font, et aussi ce que le texte littéraire leur permet d’avancer dans leur recherche sur le langage en général. On réfléchira particulièrement sur le travail de Benveniste, et sur sa recherche restée manuscrite sur Baudelaire, qui appelle pour lui à une “conversion du point de vue”. Dans un projet d’article intitulé « La langue de Baudelaire », écrit en 1967 pour la revue Langages, on trouve une importante archive manuscrite (370 feuillets) contenant tout le laboratoire du chercheur : des relevés de termes, de vers, de fréquence, de temps verbaux, et des tentatives d’écriture, débutantes ou plus abouties, d’une théorie générale du langage poétique. L’analyse de ces matériaux montre que la linguistique peut être autre chose qu’une boite à outils pour l’analyse des textes littéraires. Et que pour certains linguistes la réflexion sur les langues et le langage n’est pas séparable de la réflexion sur la littérature.

♦ Quand littérature et langue s’intéressent au conte par Catherine BORÉ & Christian BOUILLON

Le genre littéraire du conte merveilleux est au point de départ de l’article, qui a pour but réfléchir aux approches mixtes possibles – littéraire et linguistique – du même objet. Quels problèmes rencontre-t-on sur le plan des méthodes (thématique, quantitative), des domaines (sémantique, stylistique, didactique), quand on aborde le concret des œuvres réunies en corpus générique ? Existe-t-il un continuum entre les diverses approches d’un même objet ou bien faut-il tracer des ruptures? On propose quelques éléments de réponse en s’appuyant sur un corpus de contes du XVIIe siècle (Perrault, Mme d’Aulnoy) pour éclairer le statut d’un sous-corpus de contes contemporains destinés à la jeunesse.

♦ Linguistique, Littérature, Discours Littéraire par Dominique Maingueneau

Ce qui pose problème, quand on considère les relations actuelles entre linguistique et littérature, c’est précisément le couple « linguistique et littérature » qui constitue l’axe de ce numéro. Un tel intitulé permet de rendre raison de la stylistique classique, qui s’appuie fondamentalement sur l’analyse et l’interprétation de faits de langue, mais il pose problème quand on raisonne en termes d’analyse du discours littéraire. Dans cet article on rappellera quelles sont les conditions de possibilité d’une démarche d’analyse du discours, qui s’avère difficilement compatible avec les approches qui « appliquent » la linguistique à un univers qui lui serait étranger. Il apparait ainsi que l’enseignant qui veut recourir aux sciences du langage pour appréhender la littérature a à sa disposition deux appareils conceptuels et méthodologiques : l’un essentiellement destiné à l’analyse de textes, l’autre qui met en cause toute opposition simple entre texte et contexte.

♦ L’analyse linguistique du texte littéraire. Une fausse évidence par Marie-Anne Paveau

L’article souhaite interroger le bien-fondé des liaisons tumultueuses et sans doute impossibles entre « littérature et linguistique », formulation simplifiée d’un dispositif plus complexe où entre la stylistique et d’autres disciplines ou pratiques, comme la grammaire et la rhétorique. Sont d’abord examinés les différents programmes disponibles sur le marché tant scientifique que didactique et éditorial ; puis sont décrits les verrous qui empêchent une articulation harmonieuse entre approches littéraires et linguistiques des textes, ressortissant essentiellement à une réduction des données linguistiques. Des obstacles puissants se dressent donc entre la lecture littéraire et la prise en compte des matérialités langagières, obstacles qui justifieraient un changement de point de vue sur la question.

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Simone Morgagni on gennaio 14th, 2012

Paris, 30 et 31 janvier 2012 INHA, IEA, ENS

De l’objectivité figurée aux figures du savoir

Colloque organisé par Claude Imbert (ENS et Centre Cavaillès) et Anne Lafont (INHA/Université Paris Est Marne-la-Vallée/EA4120 LISAA)


Lundi 30 janvier – INHA – Salle Vasari

9h30 – 12h30

Introduction par Antoinette Le Normand Romain ( Directeur de l’INHA) et Patrice Duran (co-Directeur de l’IEA- Paris)

Objectivité – Les entours d’une focalisation déjouée

Président de séance : Patrice Duran

Lorraine Daston (Max Planck Institut, Berlin) et Peter Galison (Harvard University) expliciteront l’avant et l’après d’une recherche menée dans la perspective d’une histoire sociale des sciences

Bruno Latour (Institut des sciences Politiques ) introduira le dialogue sur les aventures d’une objectivité confusément travaillée par une phénoménologie de l’objet mais incapable de maintenir son positivisme déclaré.

Débat ouvert par Alain Schnapp, (CNRS, co-directeur de l’IEA Paris), Bruno Latour et Claude Imbert

14h15 – 18 h30

Anthropologie de l’image médiatrice

Président de séance Alain Schnapp

Carlo Severi (EHESS)- L’image contrefactuelle Objectivité et agentivité du regard: trois analyses de cas

Jean Attali ( ENSBA) – Diagrammes urbains

Claude Imbert – Note sur quelques diagrammes logiques

Caroline Jones ( MIT- Cambridge ) – “Embodied Experience” anti-visual, kinaesthetic and visceral components of the aesthetic encounter.

Philippe Descola ( Collège de France ) – L’animation des images

Mardi 31 janvier – ENS – Ulm – Salle Dussane

9h00 – 13h00

Histoire des sciences, histoire de l’art : un carrefour d’images

Président de séance Claude Debru (Historien des sciences, ENS, membre de l’Institut)

Introduction : Ségolène le Men (Paris Ouest Nanterre La Défense et IUF) – L’image imprimée

Anne Lafont – Les Naturels de 1800 : où et comment ?

Elie During (Université Paris Ouest Nanterre La Défense IREPH) – Ce que les philosophes ont vu dans les Diagrammes de Minkowski

Alexandre Laumonier (Bruxelles) – Divide et impera. Tabularité et rationalité, le dictionnaire de Bayle

Peter Galison Projet en collaboration avec William Kentridge : Documenta, Kassel 2012

14h – 18h

D’hier à aujourd’hui

Président de séance : Anne Lafont

Charlotte Guichard (CNRS) : D’après nature ? L’autorité de l’image dans les savoirs artistiques et naturalistes du XVIIIe siècle

Charles Malamoud ( EPHE) Diagrammes, machines, machinations

Christian Joschke (Université de Lyon) :Le savant en photographe amateur

Président de séance : Claude Imbert

Jean Philippe Antoine (Paris VIII) : Samuel Morse: peinture, transport, information

Lorraine Daston : Règles et rationalité pendant la guerre froide

Conclusion : Perspectives de recherche

18h

Cocktail

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